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Conseils en achat immobilier

Covid-19 : quels impacts sur le secteur de l’immobilier ?

plan d'une maison sur le bureau

Les effets de la crise sanitaire que nous venons de vivre n’ont pas fini de secouer l’économie française. Aucun secteur d’activité ne semble devoir être épargné… Mais côté marché immobilier, les impacts enregistrés et à venir semblent être plus modérés. 

Des conséquences de la crise sanitaire sur les prix de l’immobilier 2020 encore incertaines…

Avec une hausse des prix atteignant 3,7 % et un prix médian s’élevant à 2 110 €/m², l’année immobilière 2019 s’était clôturée en grande pompe. Les Notaires de France tablaient alors sur la poursuite de cet élan dans les premiers mois de l’année 2020. Mais les mesures de confinement sont venues stopper net de nombreuses opérations immobilières.

Dans ces conditions, la reprise post-confinement de l’activité tient encore du rééquilibrage. Les transactions réalisées dans les semaines suivant le 11 mai 2020 sont principalement l’aboutissement d’achats décidés bien avant la pandémie.

Pour autant, même si les prix ont connu une légère baisse en mars et avril, ils ont très rapidement retrouvé leur niveau antérieur. Ainsi, à Bordeaux, le prix du m2 a diminué de 15 % dès la première semaine de confinement, avant de remonter jusqu’à dépasser son niveau antérieur dès la fin du confinement. À moyen terme les Notaires de France prévoient une reprise encore plus dynamique dès la fin de l’année 2020, après une baisse légère cet été.

Le marché pourrait toutefois se trouver durablement modifié par la crise : à titre d’exemple, 17 % des Franciliens ont quitté leur lieu de domicile habituel pour se confiner dans une résidence située « au vert ». Le combo télétravail/envie d’espace extérieur pourrait être un levier de changement de la demande, notamment en matière de localisation, et donc de rééquilibrage des prix entre les grandes métropoles et leurs campagnes proches.

Crédit immobilier en 2020 : des taux d’intérêt peu impactés par les conséquences du Coronavirus

De la construction à la signature du contrat de vente, en passant par l’octroi de crédit et d’assurance de prêt, tous les secteurs de l’immobilier ont bien sûr été touchés par les mesures de confinement. Les demandes d’emprunts en ligne ont diminué de plus de 71 % dès le 17 mars 2020 et de plus de 85 % en avril. Le télétravail et les restrictions de déplacement ont également rendu plus difficile le traitement des dossiers de crédit alors que, dans le même temps, les Français devenaient naturellement plus attentistes.

Une variation à la baisse toutefois symptomatique : mai 2020 a vu le niveau des demandes de crédit immobilier se relever rapidement jusqu’à quasiment atteindre celui de mai 2019.

À noter qu’en mars 2020, 28 % des dossiers de crédits produits concernaient une renégociation d’en-cours déjà existants. En avril, ce chiffre est même monté à 50 %. Un pourcentage essentiellement dû à la baisse des primo-demandes, enregistrée par la Banque de France.

En ce qui concerne les taux d’intérêt, après avoir atteint des niveaux planchers records en 2019 (1,12 % en novembre, toutes durées confondues), ceux-ci entamaient une pente légèrement ascendante depuis février. Et le confinement n’a eu que peu d’effet sur celle-ci. Bien que certains établissements bancaires les aient gelés en avril, les taux ont continué leur discrète ascension à l’annonce de la reprise d’activité.

Pour l’avenir, même si les annonces du gouvernement ainsi que le plan d’urgence de la BCE permettent aux établissements de crédit de continuer à proposer des taux faibles, l’accès au crédit risque, lui, d’être plus compliqué pour certains ménages. Les difficultés économiques des entreprises, ainsi que les récentes recommandations du Haut Conseil de stabilité financière incitant les banques à resserrer les conditions d’emprunts, pourraient contribuer à éloigner certains primo-accédants du crédit immobilier…

Bon à savoir

Début juin 2020, le taux moyen pour un emprunt sur 20 ans s’établissait à 1,35 %. Un niveau toujours inférieur à juin 2019 (1,47 %).

L’après Covid-19 : l’immobilier reste une valeur sûre pour les futurs propriétaires ou investisseurs

La crise sanitaire n’est toutefois pas venue refroidir les envies de propriété des Français. Avec la reprise, l’immobilier semble même plus que jamais s’imposer comme LA valeur refuge : selon un récent sondage de MeilleursAgents.com, la pierre reste l’investissement le plus sûr pour 68 % des particuliers ayant un projet immobilier en cours.

Dès mai 2020, 30 % des Notaires de la région Bretagne ont par exemple relevé une hausse de l’activité avec un nombre de transactions supérieures à mai 2019. Nombre d’acheteurs semblent avoir mis à profit les longues semaines de confinement pour écumer les annonces immobilières digitales. Un recours à internet qui pourrait s’intensifier encore dans les mois à venir.

Appartement ou maison ? Si la plupart des requêtes enregistrées par les Notaires portent sur la résidence principale, ce sont les maisons et les appartements avec balcon qui tirent leurs épingles du jeu. Après de longues semaines confinés entre quatre murs, les Français rêvent d’espaces et surtout d’extérieur.

Ce que confirme un des derniers sondages Opinion Way : 14 % des Français ont envisagé, après le 11 mai, d’acheter un bien avec jardin. Pour 10 % d’entre eux, cette maison idéale se situerait en zone rurale, et 8 % sont tentés par un investissement immobilier en bord de mer.

Côté investisseurs, en tenant compte de ces envies de logements plus spacieux et au vert, la nécessité de choisir minutieusement leurs biens locatifs ainsi que leur localisation est donc plus que jamais d’actualité !

Bon à savoir

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