Publié le 26-11-2015

À l’issue de multiples annonces gouvernementales et présidentielles depuis la rentrée, le nouveau visage du prêt à taux zéro 2016 (PTZ) est enfin dévoilé. Cette aide complémentaire de l’État voit en effet son horizon élargi, au bénéfice des ménages souhaitant acquérir leur premier logement : augmentation des plafonds d’éligibilité, couverture d’une part plus importante de l’investissement, ou encore allongement des durées de prêt et de remboursement… Un dispositif renforcé qui sera effectif jusqu’au 31 décembre 2017.

De nombreux ménages seront désormais éligibles au PTZ

Le PTZ cible depuis plusieurs années les ménages dont les revenus sont modestes, et qui n’ont pas été propriétaires de leur logement durant les deux années précédentes. Les plafonds de revenus initialement fixés sont toutefois réévalués à la hausse pour 2016, et alignés sur ceux du logement intermédiaire. Ils dépendent de 2 critères principaux : le nombre de personnes composant le ménage, et la zone territoriale sur laquelle ils souhaitent acheter. À titre d’exemple, pour un couple avec 2 enfants ayant un projet immobilier en zone A (zone la plus tendue), le plafond d’éligibilité sera porté à 74 000 €/an, contre 72 000 € aujourd’hui.

Un financement plus important, et ouvert à différents types d’investissement immobilier

Simulation
PTZ


D’autres conditions encadrent l’octroi du PTZ, certaines d’entre elles ayant bénéficié d’assouplissements notables :

> L’aide peut être demandée pour financer l’achat d’un logement neuf, mais aussi d’un logement ancien à rénover. Jusqu’ici limité à 6 000 communes rurales, le dispositif "PTZ dans l’ancien" s’étendra dès le 1er janvier 2016 à l’ensemble du territoire français.

> Si le PTZ reste une aide venant compléter un prêt principal, il permettra désormais de financer jusqu’à 40 % de l’investissement, dans le neuf comme dans l’ancien, alors que le dispositif ne pouvait couvrir jusqu’à présent que 18 à 26 % de son montant.

Plus long et plus souple : le pari du nouveau PTZ

Autre nouveauté : la possibilité d’allonger la durée du prêt sur 20 ans ou plus, permettant aux ménages le demandant de réduire considérablement le montant de leurs mensualités de remboursement. À cet allongement est d’ailleurs associé un différé plus important pour les ménages les plus modestes : en fonction de leurs revenus, ils pourront attendre 5, 10 ou 15 ans avant de commencer à rembourser leur PTZ.

Enfin, les bénéficiaires du PTZ auront la possibilité de mettre en location leur logement au bout de 6 ans, sans avoir à attendre la fin du remboursement de leur prêt… ainsi que de le transférer sur une nouvelle opération d’acquisition en cas de vente de leur bien immobilier.

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