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Nexity immobilier
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27-05-2014

En s’appuyant sur la concurrence entre les organismes de crédit, de plus en plus de Français tentent de renégocier leur prêt immobilier.

La renégociation d’un crédit immobilier devient une pratique de plus en plus courante : 45 % des ménages l’ont tentée en 2013 selon une enquête Ifop. En fonction des conditions de souscription du prêt, la démarche peut se révéler très avantageuse et permettre d’économiser plusieurs milliers d’euros. Qu’il s’agisse de réduire le nombre ou le montant des mensualités, un seul credo : faire jouer la concurrence entre les banques.

Renégocier son prêt immobilier : sous quelles conditions

Selon Empruntis.com, renégocier son crédit devient avantageux si la différence entre le taux d’intérêt courant et celui obtenu est d’au moins 1 %. Cependant, pour les crédits de longue durée (sur 25-30 ans), renégocier à partir de 0,6 point peut également être rentable.

Le moment idéal pour renégocier son crédit se situe pendant le premier tiers du remboursement, en général durant les 6 premières années. C’est la période où l’emprunteur rembourse le plus d’intérêts et le moins de capital. Les prêts contractés entre 2008 et 2011 (avec des taux au-delà de 4,3 %) ont donc tout intérêt à être renégociés.

L’opération a un coût non négligeable : elle engendre des frais de dossiers (entre 500 et 800 euros), le coût d’une nouvelle assurance emprunteur et les indemnités de remboursement anticipé (6 mois d’intérêts avec un plafond de 3 % du capital restant dû). Des critères à prendre en compte pour s’assurer de la rentabilité du projet.

Diminuer le montant à rembourser : quelles options envisager

La première option, favorisée par les banques, est la réduction de la durée du crédit en maintenant le montant des mensualités. Une autre alternative est à considérer, mais elle se révèle en général moins rentable : réduire les mensualités tout en conservant la durée du prêt. Enfin, moins courant mais tout à fait envisageable pour les emprunteurs ayant contracté un crédit à taux variable : le convertir en un crédit à taux fixe.

L’emprunteur peut renégocier son crédit auprès de sa banque, mais peut aussi choisir de le transférer à un autre organisme de prêt. Chacune de ces options présente ses avantages et ses inconvénients.

Quand une banque concurrente rachète un crédit, elle offre généralement des taux plus intéressants. Cependant, le candidat doit à nouveau monter un dossier depuis le début, avec apport personnel, bulletins de salaire et relevés de compte scrutés à la loupe. Rester dans sa banque engendre moins de frais de dossiers, mais avec des taux moins intéressants à la clé.

Faire jouer la concurrence

L’emprunteur a tout intérêt à tirer profit du jeu de la concurrence en se renseignant auprès de plusieurs organismes de crédit. Par ailleurs, les banques préfèrent garder leur clientèle : si l’emprunteur se voit proposer des taux plus intéressants chez un autre organisme, sa banque peut s’aligner sur l’offre.

De plus, la Loi Hamon sur l’assurance emprunteur s’appliquera aux crédits souscrits à partir du 26 juillet 2014 : le candidat aura alors le libre-choix de son assurance, renforçant encore la concurrence dans le secteur.

Consultez la situation des taux pour Juin 2014 >>

Rédigé par
Emma KERGO