Publié le 29-02-2016

Si le départ de Sylvia Pinel et le remaniement ministériel étaient déjà annoncés depuis plusieurs semaines, la nomination d’Emmanuelle Cosse à la tête du Ministère du Logement et de l’Habitat durable a par contre créé la surprise. En reprenant le portefeuille géré deux ans plus tôt par son homologue écologiste, Cécile Duflot, la nouvelle ministre va-t-elle inscrire son mandat sous le signe de la continuité ou de l’évolution des réformes en cours sur le marché de l’immobilier ?

La promesse d’un soutien « sans faille à tous les acteurs de la construction et de la promotion privée »

Cette première déclaration d’Emmanuelle Cosse a toute son importance. Son positionnement est en effet très attendu par les professionnels de l’immobilier, mais aussi par les investisseurs et les accédants à la propriété, pour beaucoup échaudés sous le mandat de Cécile Duflot.

La politique de Sylvia Pinel, à travers l’assouplissement voire le retrait de nombreuses mesures ALUR, et l’incitation renforcée à l’investissement, a jusqu’ici participé à restaurer la confiance du secteur. Ses acteurs souhaitent dès lors voir confirmée la pérennisation des aides existantes, notamment des dispositifs Pinel et PTZ.

L’incertitude quant à l’encadrement des loyers

Autre dossier complexe qui attend la ministre : l’encadrement des loyers, que Cécile Duflot avait souhaité généraliser à toutes les villes tendues, et dont l’application a été au bout du compte réduite à Paris ainsi qu’aux villes volontaires.

Si Emmanuelle Cosse n’a pas encore précisé sa position, elle a toutefois annoncé qu’elle comptait rencontrer prochainement les acteurs locaux des différents territoires tendus afin d’aborder avec eux cette question épineuse…

La politique de la pierre se met au vert

Programme écologiste oblige, la protection environnementale, l’économie d’énergie, et les modèles de ville durable seront à coup sûr au cœur des ambitions du nouveau ministère. Elles sont d’ailleurs déjà confirmées : le « soutien à la rénovation énergétique des logements », et la préservation de l’équilibre entre espaces urbains et espaces naturels ont été évoqués comme figurant parmi les principaux axes de la future politique.

Reste à savoir jusqu’où ces projets pourront être menés, dans le cadre d’un si court mandat… Affaire à suivre.