Publié le 12-09-2014

Le PEL (Plan Epargne Logement) et le CEL (Compte Epargne Logement) sont des produits d’épargne qui permettent l’obtention d’un crédit immobilier à taux privilégié. Ils sont rémunérés respectivement à 2,5 % et 0,75 % d’intérêt.
Chacun présente ses avantages et ses inconvénients : le PEL est plus rentable et permet un crédit plus élevé, tandis que le CEL est plus flexible. Compte tenu de la baisse du taux du livret A, ils constituent une excellente option d’épargne.

LES PLAFONDS ET DROITS AU CRÉDIT

Détenir un PEL ou un CEL permet d’obtenir, à terme, un prêt d’épargne logement pour l’achat d’une résidence ou le financement de travaux de rénovation. Bien qu’ayant un objectif similaire, ces produits se distinguent par des caractéristiques spécifiques, en matière de plafond et d’accès au crédit.

- Un PEL peut être ouvert à partir d’un montant initial de 225 € et doit être alimenté de 540 € minimum par an. Il est limité à 61 200 € de dépôt. Il permet d’obtenir un prêt de 5 000 à 92 000 €.

- Un CEL, plafonné à 15 300 € d’apport, peut être ouvert à partir de 300 €. Son titulaire n’est pas d’obligé d’y réaliser des versements réguliers. Le CEL donne droit à un prêt à 23 000 € maximum, à partir de 18 mois après l’ouverture du compte.

Chaque particulier n’a le droit de détenir qu’un seul PEL et CEL. Cependant, ces deux produits sont cumulables, à condition d’être ouverts dans la même banque. Dans ce cas, le droit au prêt demeure plafonné à 92 000 €.

LA DURÉE ET L’ACCÈS À LA LIQUIDITÉ

Autres différences non négligeables entre CEL et PEL : leur durée et l’accès à la liquidité.

- Le titulaire d’un CEL peut disposer de son épargne à tout moment. Le compte épargne logement a une durée illimitée.

- À l’inverse, la durée minimale d’épargne pour un PEL est de 4 ans. Dans ce sens, tout retrait durant les 4 premières années entraîne sa clôture et la perte des droits au prêt. De plus, le PEL est gelé après 10 ans ; toutefois, son titulaire continue de percevoir des intérêts. Au bout de 15 ans, il est transformé en livret d’épargne classique.

LA RÉMUNÉRATION DU PEL ET DU CEL À PARTIR DU 1ER AOÛT

À compter du 1er août 2014, le PEL est rémunéré par un taux d’intérêt de 2,5 %. Cela représente 2,11 % net après les prélèvements sociaux (15,5 %). Cette rémunération n’est pas imposable durant les 12 premières années de détention. En cas d’emprunt immobilier, le titulaire d’un PEL peut recevoir une prime d’État pouvant atteindre 1 525 €.

À prendre en compte : la rémunération du Livret A a chuté à 1 % au 1er août. Avec son taux d’intérêt plus élevé, le PEL devient une excellente alternative de placement.

De son côté, le taux d’intérêt du CEL est de 0,75 % soit 0,63 % net après prélèvements sociaux. Il est également exonéré de l’impôt sur le revenu et permet de toucher une prime de l’État de 1 144 € maximum, sous conditions. Plus flexible, le CEL est moins rentable que le PEL, mais plus intéressant en cas de crédit immobilier pour des travaux d’aménagement et de rénovation.

La rémunération de ces 2 produits d’épargne est versée au 31 décembre de chaque année de détention.



Rédigé par
Ania BOUAZIZ