Le logement, l’urbain, l’immobilier sont au coeur des préoccupations de la société. Ils invitent à penser globalement plutôt que de manière segmentée.
Comme dans toute phase de redémarrage du cycle économique, il est souvent difficile de nourrir une vision globale de long terme. Nous pourrions être tentés, parfois, de nous satisfaire d’une analyse ponctuelle, mais la conduite d’une entreprise impose de s’interroger bien au-delà d’un horizon visible.
Et les enjeux immobiliers, eux, l’exigent. Porteurs d’une modification en profondeur des modes de vie, ces enjeux sont devenus centraux.
A 80%, la population française se concentre désormais dans les principales agglomérations.
Cette proportion atteindra 92% dans 20 ans. Il nous faut donc construire massivement pour répondre au vieillissement de la population, à la décohabitation comme à la mobilité. C’est également au coeur des villes que les entreprises ont besoin des nouvelles implantations qui répondent à la rationalisation de leurs activités et de l’emploi ; et qu’en bonne logique, les municipalités se doivent de réaliser les équipements d’accompagnement nécessaires.
Concomitants et récurrents, ces triples facteurs de pression alimentent les pénuries, singulièrement celle du foncier constructible. Ils expliquent l’insuffisance de logements et de bureaux de dernière génération, de même que l’inadéquation des équipements. Ils sont la cause de l’augmentation des prix, sinon de dérapages, dans certains quartiers et/ou certaines villes.
Depuis l’explosion financière de 2008, l’ensemble des acteurs, agents économiques, pouvoirs publics et collectivités locales, se voient contraints à une politique d’ajustement permanent, alors même que, répétons-le, les enjeux de l’immobilier nous invitent à structurer les stratégies sur le long terme.
L’activité du logement n’a jamais été aussi dynamique. Pourtant, la part de l’accession à la propriété n’a jamais été aussi faible. Le stock de bureaux se situe à haut niveau. Mais les offres de moins d’un an, susceptibles de répondre à l’évolution des normes, ne sont pas suffisantes pour couvrir les besoins des utilisateurs futurs. Les activités de services, elles, sont malmenées, à la fois en termes de réputation et de création de valeur. Et cependant, le besoin d’accompagnement dans un environnement chaque jour plus complexe n’aura jamais été aussi nécessaire.
Chacun comprend en outre que l’urbanisme, confiné hier aux débats entre spécialistes, est devenu déterminant pour l’adaptation du tissu urbain. Quant aux collectivités locales, elles ont désormais besoin des opérateurs privés pour structurer les financements et conduire des opérations complexes. En résumé, chacune de ces questions renvoie directement à nos propres activités. Nécessaires, utiles, les mesures de soutien du Gouvernement à l’immobilier n’ont pas apaisé les tensions structurelles. Inversement, l’insuffisance des mises en chantier aura donc accentué la pénurie. Quand la situation suggère de produire 500 000 logements chaque année, il s’en réalise moins de 400 000. Un décalage qui perdure. Depuis plus de 25 ans, c’est vrai, les dirigeants successifs développent des stratégies publiques d’aides et d’incitations quasi similaires : elles visent toutes, principalement, à encourager l’investissement par déduction fiscale et à faciliter l’accession à la propriété, en s’efforçant de rendre solvables des catégories d’acquéreurs.
En tout état de cause, la France manque encore et toujours de logements, bien que chacun s’accorde à dire que l’immobilier pourrait être une chance pour notre pays. Un moteur de la croissance au service de la qualité de vie des Français, qui aspirent légitimement au mieux –vivre ensemble.
Certes, nous pourrions nous-mêmes nous satisfaire de nos propres chiffres en observant, sur la foi d’une progression de 13% du pôle Logement, que notre activité est supérieure aux objectifs fixés, que nous disposons de 190 millions d’euros de prises de commandes dans le tertiaire et que notre carnet de commandes progresse de 5%, nous garantissant 16 mois de pleine activité.
Nous pourrions aussi, peut-être, nous contenter de nos perspectives 2011 faisant état d’un objectif de part de marché de 10% (sur un marché du logement neuf total attendu de l’ordre de 105 000 unités). Nous satisfaire encore d’un objectif de prises de commandes de 500 millions d’euros dans le tertiaire et d’un chiffre d’affaires autour de 2,7 milliards d’euros portant une marge opérationnelle courante de l’ordre de 8% (hors charges liées au projet « Nexity Demain »).
Il n’en est rien. Nous sommes au contraire déterminés à porter toujours plus loin l’ambition et l’exigence envers nos différentes catégories de clientèles.
Le projet « Nexity Demain » est l’expression même de cette volonté. Il vise principalement à mieux faire travailler ensemble chaque pôle métier, chaque spécialité, au service de tous. Il est l’outil d’une meilleure synthèse avec plus d’un million de clients, nos clients, sachant que toute relation d’excellence ne peut se limiter au quantitatif ; et que, du particulier à l’entreprise et la collectivité locale, beaucoup reste à faire pour accompagner les parcours immobiliers de chacun.
Le logement, l’immobilier, l’urbain sont au coeur des préoccupations de la société. Ils nous invitent à penser globalement plutôt que de manière segmentée. Ils nous incitent à agir localement, avec rigueur et précision, pour définir des propositions d’ensemble. Voilà donc pourquoi l’expertise « métier unique » de Nexity allie l’ensemble des spécialités au service de chacun. Et du plus grand nombre.
Nouvelles solutions, nouveaux produits, nouvelles activités complémentaires. Nous accompagnons nos clients dans leurs différentes vies immobilières. Nous voulons que Nexity devienne un réflexe à chaque besoin. Qu’elle soit la marque de référence de la relation client dans l’univers immobilier.
Alain Dinin
Président-Directeur général